Peintre coréenne Kim Hyun Jung ARTIST Hyunjung KIM

Oh! Creator | L’histoire de la peintre de hanguk-hwa Kim Hyun Jung – Survivre en tant qu’artiste

Catégorie Journaux et articles en ligne Publié le 2017.07.12

Quatrième épisode de la série « Oh! Creator », cet article met en lumière la façon dont Kim Hyun Jung travaille en tant qu'artiste. L'interview aborde sa double spécialisation en gestion, sa conviction qu'« une peintre est une entreprise à elle seule », sa communication via les réseaux sociaux ainsi que sa position sur les collaborations commerciales.

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La peintre de hanguk-hwa « Kim Hyun Jung » – quatrième récit

« L'art ne pourrait-il pas être simple ? »

Kim Hyun Jung décrit son activité actuelle en cinq grands volets. D'abord, son métier de peintre : elle dirige le Kim Hyun Jung Art Creative Center (ci-après le Kim Hyun Jung Art Center), peint et organise des expositions. Ensuite, les cours et conférences qu'elle donne à la demande d'universités ou d'entreprises. Puis ses études de doctorat, ses projets de collaboration, et enfin les réseaux sociaux. Une peintre de hanguk-hwa qui peint, apparaît à la télévision et dans les journaux, organise des expositions retentissantes et publie ses œuvres sur les réseaux sociaux : elle poursuit ce parcours singulier avec une belle constance.

Inquiète des regards désapprobateurs qu'elle suscite parfois, Kim Hyun Jung souhaiterait malgré tout que l'art devienne ainsi plus accessible, et prend l'exemple de la musique : tout comme on se procure un morceau, on l'écoute, puis, désireux d'en profiter pleinement, on finit par aller à un concert, elle espère constamment que les gens découvrent d'abord le plaisir de l'art, par quelque moyen que ce soit. Nous avons recueilli le témoignage de Kim Hyun Jung, qui bouscule assidûment et inlassablement le monde de l'art en menant sa carrière d'artiste hors des sentiers battus.

Q : On dit que vous avez étudié à la fois la peinture traditionnelle coréenne et la gestion. Cela a sans doute contribué à ce que vos nombreuses activités extérieures d'artiste s'organisent de façon aussi méthodique.

J'ai commencé la gestion parce que le marché de l'art m'intriguait. On dit que les tableaux sont chers, alors pourquoi la plupart des peintres ont-ils faim ? Je n'avais personne à qui poser cette question. L'université encourageait justement les doubles cursus à l'époque, et j'ai saisi l'occasion de suivre des cours d'un autre département. Au début, tout m'était étranger et difficile, alors je m'asseyais toujours au premier rang, posais des questions chaque jour et prenais des notes en étudiant avec acharnement. Ce double cursus ne m'a pas donné de réponse précise, sur le plan de la gestion, au problème de la faim chez les peintres, mais les cas d'un domaine nouveau m'ont passionnée, et cela m'aide encore beaucoup aujourd'hui dans mon travail de peintre.

Q : Vous avez dit un jour qu'« une peintre est une entreprise à elle seule ». Comme vous dirigez aujourd'hui un art center, vous avez en quelque sorte dépassé ce stade d'entreprise individuelle.

La plupart des peintres gèrent seuls, en plus de leur travail proprement dit, l'intendance de leur atelier et l'ensemble du management ; on peut donc vraiment les considérer comme des entreprises à elles seules. Dans mon cas, dès le début de mon activité artistique, je me suis fixé comme objectif de dépasser ce stade, et j'ai eu la chance de rencontrer une équipe vraiment compétente et formidable avec qui je travaille aujourd'hui. Comme chacun assume un rôle précis et que nous fonctionnons en équipe, je peux consacrer l'essentiel de mon temps au travail créatif lui-même — c'est ce que j'apprécie le plus — tout en pouvant mener sereinement mes nombreuses activités extérieures en expansion.

Q : Vous avez choisi « communication » comme mot-clé résumant votre travail.

J'aimerais que mon travail reste longtemps dans la mémoire du public comme un art accessible et plaisant. À cet égard, les réseaux sociaux sont un moyen très efficace de me faire connaître, ainsi que mes œuvres, et de communiquer avec le public. En échangeant avec de nombreuses personnes, il m'arrive de recevoir des idées inattendues auxquelles je n'aurais pas pensé moi-même. Aujourd'hui, cette communication via les réseaux sociaux est devenue si précieuse qu'elle me semble faire partie intégrante de mon travail.

Q : On dirait que vos surnoms se multiplient : « idole du hanguk-hwa », « peintre de mœurs du XXIe siècle », « peintre pop du hanguk-hwa »... Lequel préférez-vous ?

Chacun a plusieurs facettes. Moi aussi : il y a la version où je porte un joli hanbok, me coiffe et me maquille avec soin, et il y a aussi celle où, comme la femme « Naesung » de mes œuvres, je renverse maladroitement mon café ou m'assois sans grâce pour manger un hamburger. Je suis simplement reconnaissante qu'on trouve, malgré mes nombreuses limites, tant de belles façons de me qualifier. Si je devais en choisir un, peut-être « idole du hanguk-hwa » ? C'est sans doute un surnom que l'on ne peut porter que tant qu'on n'est pas encore trop âgée.

Q : Comment le public réagit-il à cette communication ?

Aujourd'hui, la plupart des gens le prennent avec beaucoup de décontraction. Après mes conférences, j'aime prendre le temps de répondre aux questions et d'échanger ; certains me proposent des idées, comme « Pourquoi ne pas peindre tel sujet ? », d'autres formulent des critiques, estimant que « telle situation ne semble pas très universelle ». On me demande parfois si je ne pousse pas trop loin cette communication, mais elle est à la fois l'objectif et une partie intégrante de mon travail. Pour éviter tout malentendu, je travaille avec d'autant plus d'application à mes tableaux.

Q : Beaucoup de gens ont sans doute découvert Kim Hyun Jung grâce à vos émoticônes.

Je dis souvent qu'il faut profiter de l'art comme d'une chanson qu'on écoute sur une application. Aller dans une galerie permet de voir des œuvres d'art sans grande difficulté, mais visiter un musée ne fait pas partie du quotidien de tout le monde. C'est dans cet esprit que les émoticônes sont devenues l'un des moyens de rendre l'art facilement accessible à chacun, au quotidien. Après la série d'émoticônes « Naesung Story », je travaille actuellement sur une nouvelle série exprimant 26 émotions humaines.

Q : Que pensez-vous de la critique selon laquelle votre démarche serait trop commerciale ?

Pour que l'art soit vécu au quotidien, je pense que les artistes doivent aussi s'intéresser à l'usage commercial et à la consommation de leurs œuvres. L'artiste japonais Takashi Murakami est un exemple emblématique de la symbiose entre l'art et le commerce capitaliste, et de la manière dont l'art s'intègre à la vie quotidienne. Vu autrement, il a utilisé comme plateforme des marques déjà bien connues et proches du quotidien. Mes projets de collaboration avec des entreprises, que je mène régulièrement, s'inscrivent dans une logique similaire. Une marque aurait certainement pu choisir toutes sortes de moyens de promotion ; je fais de mon mieux pour que le choix de collaborer avec une artiste porte ses fruits et que ce type de collaboration se développe encore davantage.

Q : Cela fait déjà longtemps que vous donnez des conférences.

Lors des cours et conférences, c'est en réalité moi qui ressens et apprends le plus, c'est pourquoi je tiens à continuer régulièrement. Quand mes émotions s'émoussent un peu, rencontrer des personnes passionnées me permet de me ressourcer, et c'est aussi un excellent moyen de poursuivre mon objectif de « communiquer par l'art ». (Q : Quels sont les principaux thèmes de vos conférences ?) Cela varie énormément selon le public visé. Au-delà de la série Naesung, j'aborde aussi la compréhension de l'art, la possession et l'entretien d'œuvres d'art, et plus largement les façons de profiter de l'art, ainsi que parfois la culture traditionnelle et les orientations de sa modernisation. Il existe également des programmes comme un test de personnalité par le dessin, des jouets en papier ou des ateliers de cartes postales à colorier.

Q : En tant qu'aînée ayant longtemps enseigné l'art en vue des concours d'entrée, quel message souhaitez-vous adresser à la jeune génération ?

Comme il me manque moi-même encore beaucoup de choses, je préfère parler non pas en donnant des conseils, mais en tant que personne qui emprunte le même chemin : je crois que l'essentiel, c'est la curiosité, la persévérance, et un amour sincère du dessin. Il y a parfois des tableaux où l'on sent que l'artiste a vraiment pris du plaisir à peindre. Comme toutes les pensées et expériences de celui qui peint se fondent directement dans son œuvre, il est bon de voir et de ressentir le plus de choses possible. Et je voudrais conseiller de ne pas abandonner et de peindre beaucoup. Même Picasso, considéré comme un génie, a en réalité produit une quantité impressionnante d'œuvres. Plus on persévère, plus la confiance grandit, et je suis convaincue que le moment tant espéré finit toujours par arriver.

Conception | Rédaction Design Press

Reportage et texte : Moon Han-a, rédactrice de Design Press

Photos : Kim Jan-deu (516 studio)

Matériel fourni par : Kim Hyun Jung Art Creative Center

Chaque semaine, Design Press sélectionne un créateur pour sa série « Naver Design - Oh! Creator ».

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Oh! Creator – La peintre de hanguk-hwa Kim Hyun Jung

1. Portrait en mots-clés

2. La série Naesung de Kim Hyun Jung (1)

3. La série Naesung de Kim Hyun Jung (2)

☞ 4. Survivre en tant qu'artiste

5. Les « coups de cœur » de Kim Hyun Jung (quotidien et goûts)